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La « visite des Pygmées » : folklorisation des peuples, demande d’authenticité…


Les Pygmées Bakas du Cameroun dans l’œil des touristes

 

par Aggée C. Lomo Myazhiom

 

Etres curieux et mystérieux, les Pygmées ont fasciné et continuent de fasciner bon nombre de sociétés lointaines ou proches de leur cadre de vie. Depuis l’antiquité, les récits des voyageurs égyptiens ou grecs les présentent avec circonspection comme des êtres mi-bêtes, mi-hommes, mi-dieux, mi-démons, oscillant entre esprits malfaisants et porte-bonheur. C’est ainsi qu’on les trouvera dans les cours pharaoniques ou nubiennes comme danseurs (amuseurs) des « dieux ». De la même manière, leurs voisins bantous, avec lesquels ils entretiennent de complexes relations multiséculaires, souvent empreintes de sujétion et d’une volonté de domination, les craignent du fait de leur maîtrise des « secrets » de la forêt. Cette puissance est conférée par leur antériorité sur le territoire forestier de l’Afrique Equatoriale ; d’ailleurs les Pygmées indiquent clairement pour montrer l’osmose avec leur milieu naturel : « je suis la forêt ».

Au Cameroun vivent trois groupes de Pygmées dans les zones forestières du Centre, du Sud et de l’Est : les Bedzang (dans le Mbam et Kim), les Bagyéli (au Sud), les Bakas (au Sud et à l’Est) avec une population estimée entre 50 000 et 70 000 personnes (1) pour une population totale du pays de 16 millions d’habitants en 2007. La question de l’identité des Pygmées Bakas est ici posée. Qui sont-ils ? Comment se définissent-ils eux-mêmes ? Quels regards portent-ils sur leur monde en complète transformation ? Que pensent-ils des touristes qui viennent les voir ? Le tourisme culturel ou l’écotourisme ont-t-ils un avenir chez les Bakas (2) ? Notre propos est également d’observer ce rapport de fascination-répulsion des touristes pour les Bakas (ceci à l’aune de la défense de l’autochtonie) et la perspective touristique du développement durable (3) devenu le leitmotiv des politiques et des experts en « peuples indigènes » (4).


Folklorisation et mythe de l’authenticité des Pygmées : la quête illusoire de l’authentique

Pour le Baka, la forêt se présente comme un élément de vie indispensable, le lieu immédiat d’imagination et de manifestation du surnaturel et du transcendantal comme l’évoquent différents mythes de création (5). La déforestation actuelle accélérée de leur « habitat » est, pour ces populations originellement chasseurs-cueilleurs, une atteinte aux divinités de la vie quotidienne : proches des humains, accessibles, ceux auxquels des offrandes et des rites sont effectués à l’occasion d’événements précis, rythmant la vie individuelle ou communautaire. La destruction massive des arbres (6) au nom du développement constitue lentement, mais sûrement, la fin de leur monde. On remarquera ici que c’est dans la forêt que réside également la « force vitale » chez les Bakas. Cette force vitale si nécessaire à l’équilibre du monde chez les négro-africains. On trouve chez les Bakas cette notion exprimée largement dans divers récits et contes mimant la vie des dieux et des hommes. Peuple de chasseurs, ils entretiennent, une relation privilégiée et intime avec la forêt. Ils s’efforcent de vivre en harmonie avec elle, car en même temps qu’elle leur donne leur subsistance, elle peut être source de « mal ». C’est en elle et tout ce qu’elle contient (flore, faune) que s’extériorise leur principe vital. Pour sauvegarder l’équilibre de leur communauté, et « s’approprier » la force vitale des morts et des ancêtres, ils pratiquent la chasse. La force vitale est aussi cet élément dynamique qui pousse l’homme à aller à la recherche du bien, à éviter le mal ou alors à le conjurer. La destruction de la faune, de la flore, et l’occupation de leur habitat (par les exploitants forestiers de plus en plus voraces), désagrège les structures sociales et empêche l’expression de la « force vitale », constituant l’ultime étape de l’ethnocide au sens de Robert Jaulin. Cette pression foncière, la réduction à minima de leur espace vital et la déforestation détruisent non seulement la forêt des hommes mais bien plus le monde invisible, le rapport avec les ancêtres et les fondements de l’existence. Chez les Bakas, certains arbres sont de véritables déités « qu’on doit louer, nourrir et garder jalousement ».

C’est la découverte ou la redécouverte de cette vie « naturelle » qui attire des touristes qui pensent y trouver un autre sens à leurs existences considérées comme déliquescentes et par trop mercantiles en Occident. Ils se retrouvent dans un séjour d’une dizaine de jours en immersion complète (pour les plus téméraires) dans la vie quotidienne des Bakas : chasse, cueillette, danses, rapport à la nature, etc. Tout ceci naturellement foklorisé pour correspondre aux attentes des touristes. Avec en permanence, une « tentation préhistorique » comme le souligne Hervé Ponchelet (7). Dans un rapport fascination-répulsion avec les Bakas, les touristes feignent d’ignorer l’histoire et surtout le fait que les Pygmées sont nos contemporains : « il ne s’agit pas de fossiles vivants ». Malgré les mises en garde de quelques guides touristiques ou d’anthropologues, on constate des réactions de ce type : « mais, ils ne sont pas du tout comme je les imaginais » ; « ils sont plus grands ? » ; « c’est des vrais Pygmées ça ? » ; « mais ils sont habillés !!! » ; « eh beh, celui là parle français » ; « donc, ils se lavent aussi ? » ; « mais ils sont méchants » ; « ils ne veulent pas me parler », etc. Ces touristes débarquent en conquérants en terres pygmées, gavés de stéréotypes véhiculés par Tintin au Congo ou des récits des missionnaires qui véhiculent le « mythe bon sauvage » qui a fait fureur au Siècle des Lumières. Ce qui l’emporte chez les touristes rencontrés durant ces péripéties forestières, c’est de voir le Baka, le vrai, comme un être figé depuis la nuit des temps. Ils ne se rendent pas comptent qu’ils sont eux-mêmes agents de transformation des mœurs des Pygmées. Ainsi, en février 2006, lors d’une mission de repérage que j’effectue pour une maison de production française en quête de peuples « authentiques » pour un film sur les naissances dans le monde, les Bakas du Cameroun n’ont pas été retenus car ils n’étaient pas suffisamment typiques, ils étaient par trop vêtus : « ils ne correspondent pas à l’image attendue des primitifs ».

 

Campement baka près de Lomié, avec une femme devant une hutte et des autochtones pas très « authentiques »… (photos ACLM)

 

Les pseudo-voyageurs recherchent des dents limées, des seins nus, des huttes… comme si le temps n’était pas passé par là… Ils feignent d’oublier les violentes campagnes de « pacification » de la conquête coloniale. Ils veulent oublier les conséquences du face à face atroce des XIXe et XXe siècles : l’incontournable mission civilisatrice de l’Occident « civilisé ». Pour reprendre les mots de Patrice de Beer : « Alors que le XVIIIe siècle avait cherché à comprendre, admettant les différences, le XIXe, plus préoccupé de conquérir et d’exploiter, considérera toute différence comme une infériorité, voire une tare, et s’efforcera de normaliser le monde à son image. Habiller les Nègres en redingote, symbole du progrès, mettre une robe de cotonnade aux Négresses, d’Afrique ou d’ailleurs » (8). L’humanitaire du XXIe siècle et le tourisme poursuivent la tâche des missionnaires et des administrateurs coloniaux. Et voici un campement pygmée en bordure de route, hommes, femmes et enfants en guenilles, mendiants, alcooliques, une église à chaque extrémité du village, une école délabrée, un dispensaire à des dizaines de kilomètres, la ville pas loin, etc. Lorsque le passé et le présent s’enchevêtrent à ce point, le regard du touriste se dérobe : « notre civilisation est responsable, mais pas coupable ». Moi je veux de l’authentique bordel ! Mais l’authentique n’existe plus que dans les fictions et les imaginaires. Alors pour poursuivre le rêve (ne pas voir la misère des Bakas en « vrai » et surtout pour ceux qui ne peuvent se déplacer), on reconstitue des zoos humains. A titre d’exemple, en juillet 2002 en Belgique (avec la complicité des autorités politiques et administratives camerounaises et belges), huit Pygmées Baka sont exposés dans un parc animalier de la ville d’Yvoir. Il s’agissait pour le promoteur de l’événement (Oasis Nature) « d’une exposition consacrée aux conditions de vie des Pygmées Baka du Cameroun ». Les Bakas ont reconstitué un village d’une demi-douzaine de leurs huttes traditionnelles. Dans le parc les Bakas miment des scènes de pêche, de chasse et de recherche du miel. « ‘Ils chanteront et danseront pour vous remercier de votre présence’, indique le prospectus de la visite. Les touristes venus du monde entier qui avaient pour habitude de venir dans ce parc visiter une exposition de papillons et d’autres animaux exotiques, découvrent cette fois des Hommes déplacés de leurs forêts naturelles et installés dans un parc animalier situé à deux heures de route de Bruxelles. L’opération, au vu des dépliants de l’organisateur de ce zoo humain se veut humanitaire » (9) : « aider ce peuple qui vit, en ce début de troisième millénaire, comme nous il y a deux mille ans ».

La présence de Bakas dans ce zoo en Belgique rappelle la grande époque des zoos humains des XIXe et XXe siècles : « on vous apporte des sauvages à domicile », vous pouvez les palper sans crainte, sans tous les dangers de la forêt équatoriale. En famille, les aventuriers du week-end vont à la découverte de l’altérité ; et ils pourraient s’exprimer comme Jules Lemaître visitant le Jardin d’Acclimatation à Paris, où on montrait des Achantis, le 19 septembre 1887 : « Leur nez ne semble fait que pour flairer la proie et leurs yeux pour la guetter. Le retrait du front sans pensée fait de leur visage un mufle. Si un animal avait cette gueule, il pourrait être un fort bel animal, et qui même n’aurait pas l’air plus méchant qu’un lion ou un léopard. Mais cette tête carnassière, étant supportée par des corps semblables aux nôtres, fait peur et fait mal, peut-être parce que, ainsi placée, elle nous rappelle brutalement nos origines bestiales. En somme, ces bons Achantis sont déplaisants à voir, non parce qu’ils ont des têtes d’animaux, mais parce que, ayant ces têtes, ils ont cependant l’air d’être des hommes [...] ».


Tourisme caritatif : dernière étape de la mission civilisatrice

A l’image du « charity business », le tourisme caritatif est devenu le nouvel eldorado où s’apaisent les bonnes consciences occidentales… L’humanitaire est la dernière frontière de la colonisation, le tourisme de masse y concourt largement. Lorsque cela touche au monde des Pygmées, les effets en sont encore plus désastreux. Car n’oublions pas qu’en toutes périodes, les Pygmées ont rarement été définis de leur point de vue, ils n’ont été que représentations : en représentation dans le monde des circumnavigateurs aux explorateurs, en passant par les missionnaires et les administrateurs coloniaux (XIXe et XXe siècles). Ils ont été définis par des canons extérieurs, placés au plus bas de l’échelle humaine, considérés définitivement (et jusque dans les époques contemporaines) comme des sauvages représentant (pour certains anthropologues évolutionnistes du XIXe siècle) le chaînon manquant de l’évolution entre le singe et l’homme. Ce qui a fait d’eux un objet de fascination traversant les siècles, l’image absolue du « bon sauvage » que l’on retrouve dans les bandes dessinées, les romans d’aventures ou le cinéma occidental (10) : on doute toujours de leur humanité, on les infantilise et ils n’ont pas de volonté propre. On les dévalorise pour mieux faire sentir la nécessité d’actions charitables et un appel à leur rendre « visite ». Un exemple. Un seul pour commencer. Voici comment en 2006, une ONG, catholique, le Foyer Notre-Dame de la Forêt, œuvrant en faveur des Pygmées Bagyéli (de la région de Bipindi dans le Sud du Cameroun), les présente à ses futurs généreux donateurs : « les Pygmées constituent une minorité analphabète, primitive et totalement marginalisée » (11). C’est pourquoi dans cette zone oeuvrent les philanthropes missionnaires afin de « relever » globalement ces « pauvres Pygmées » dans un ultime acte d’humanité : « Il est temps de laisser d’abord de côté toutes nos grandes théories et philosophies pour voler urgemment au secours d’un peuple en voie de disparition. Sensibles à leurs pathétiques conditions de vie, nous, responsables du Foyer Notre Dame de la Forêt (FONDAF), nous avons inscrit et engagé auprès de la population cible des actions en éducation globale, en agriculture, en élevage, en droit de la personne humaine et en soins de santé primaire. Nous souhaiterions vivement bénéficier d’un appui extérieur pour ce dernier volet. Notons cependant que, tout seuls, nous n’y parviendrons pas. C’est pourquoi nous lançons à travers le monde entier un cri de détresse auprès des partenaires locaux et internationaux ainsi qu’auprès des organisations et personnes de bonne volonté soucieux du développement et de la liberté de toutes les minorités, et particulièrement des Pygmées, dans le respect de leur différence » (12).

Il importe de noter que les principaux flux de voyageurs en direction des Pygmées Bakas sont des humanitaires - acteurs du « tourisme charitable » - embarqués dans différentes ONG et projets de développement. Les dernières évolutions, depuis les années 1930, sous l’action conjointe des missionnaires chrétiens et de l’administration coloniale, conduisent à la sédentarisation et au cantonnement des Bakas le long des axes routiers et à proximité des villages bantous afin de mieux les contrôler. Cette sédentarisation forcée se poursuit au nom du vieux refrain colonial, repris par l’administration camerounaise : « où la route passe, le développement passe ».

La sédentarisation a été accentuée dans les années 1960 et 1970 par l’Etat camerounais avec l’appui d’ONG dites de « développement ». Cette action conjointe de « domestication de l’altérité », comme l’indique le philosophe Bassidiki Coulibaly, a pour but de faire entrer les Bakas dans la modernité en les rapprochant des structures et infrastructures d’aménagement du territoires : écoles, centre de santé, points d’eau, routes, etc. A l’instar d’autres populations semi-nomades, les Bakas n’ont pas demandé à participer à des Etats créés sans leur consentement. Ils se sont retrouvés insérés/enfermés dans des frontières et des systèmes politiques, administratifs et économiques extérieurs à leur vision du monde et auxquels depuis des siècles il faut qu’ils s’adaptent au risque de périr. Ajoutons que cette sédentarisation s’accompagne de litiges fonciers, car les Pygmées sont installés sur des terres coutumières des Bantous ; terres sur lesquelles ils n’ont pas entière jouissance, ils ne sont que tolérés et les chefferies administratives crées pour eux n’ont pas d’effectivité.

Terminons en soulignant que les logiques civilisatrices, humanitaires et caritatives, sont enchevêtrées. Pour revenir ici à l’exemple du zoo belge, quelques années plus tard, dans le même élan humanitaire, Dieudonné et Jany le Pen [l’épouse du chef du parti d’extrême droite français] ont fait le voyage inverse au Cameroun. Les aspects les plus nauséabonds de ce tourisme humanitaire se lisent dans ce déplacement de mars 2007 et de l’instrumentalisation des Bakas. Dans son communiqué de presse du 15 mars 2007 dans lequel il indique que son objectif est d’interpeller les candidats à l’élection présidentielle française de 2007, appelant à des dons (13), Dieudonné retrouve les élans des pires adeptes du peuple « pur », « grand enfant » : « Je reviens aujourd’hui du Cameroun (…). J’y ai rencontré les gardiens de Zamba : les Pygmées. Ils m’ont illuminé par leur sagesse et leur pureté. La déforestation les a presque éliminés et a rendu leur situation sanitaire critique. Nous avons eu le plaisir de recevoir, le temps d’une journée, Jany Le Pen et son association Fraternité Française, en visite officielle dans ce pays (…). Jany a répondu favorablement à notre invitation et s’est rendue sur place, en terre pygmée. Jany a réellement été exceptionnelle, et je salue ici sa générosité et son dynamisme. Pour ma part, j’ai décidé, face à cette situation insupportable, d’alerter l’opinion publique française sur le sort réservé au peuple pygmée. J’organise la venue de sept d’entre eux, pour le 15 avril prochain, afin qu’ils poussent chacun des candidats à l’élection présidentielle française, à se positionner sur les conséquences tragiques de la déforestation, et sur le rôle des entreprises françaises dans ce crime organisé » (14).

Et voilà comment les extrêmes redécouvrent les primitifs sous couvert d’humanitaire. Et le mythe du bon sauvage peut continuer. Des Bakas pour faire basculer l’élection présidentielle en France, il fallait y penser….

 

Notes

1. « Les Pygmées, oubliés du développement ? », in Journal Bubinga, 10 décembre 2005.

2. Ce travail s’appuie également sur mon expérience de terrain en tant que guide-conférencier pour des tour-opérateurs français et belge. Depuis 1999, j’accompagne des groupes de touristes au Cameroun.

3. Nous examinerons également le rapport entre conservation de la nature et respect du style de vie des Bakas en analysant la chasse.

4. Toutes ces questions sont abordées dans un ouvrage à paraître prochainement sur la sédentarisation et le tourisme chez les Pygmées du Cameroun.

5. Cf. A. de Ternay, Croyances religieuses des Noirs, 1934-1935, Archives de la congrégation du Saint Esprit à Chevilly-Larue, B. 282-B IV, Cahier I.

6. Dont ils bénéficient encore moins des retombées économiques.

7. « Nous sommes tous des chasseurs-cueilleurs », in Le Point, n° 1377, 6 février 1999, pp. 162-164.

8. Les reporters de l’histoire, La France colonisatrice, préface de Patrice de Beer, Paris, Liana Levi/Sylvie Messinger, 1983, p. 10.

9. Cf. Nzogan Fomo, « Le drame des pygmées. L’affaire des Baka en Belgique », http://www.wagne.net/messager/messager/1404/drame_baka.htm.

10. Cf. le film de Régis Wargnier, Man to man (2005, 2h2’) qui met en scène un couple de Pygmées capturé en 1870 dans la société victorienne, objets de science et ils vont finir dans un zoo.

11. Cf. http://fondaf-bipindi.solidarites.info/historique.php.

12. Ibid.

13. Les dons seront transmis selon Dieudonné « à l’association USBE, l’Union pour la Solidarité et le Bien-Etre - BP 5248 Yaoundé, Cameroun ».

14. Cf. http://www.grioo.com/info9636.html.

 

Remarque

Une version plus courte de cet article est parue dans le dossier « L’horreur touristique » de la revue Offensive, Marseille, n°14, mai 2007.

 

L’auteur

Aggée C. Lomo Myazhiom est directeur de la collection « Latitudes Noires » (Homnisphères, Paris) et enseignant à l’Université Marc Bloch (Strasbourg). Il est l’auteur de : Sociétés et rivalités religieuses au Cameroun sous domination française (1916-1958), 2001 ; Mariages et domination française en Afrique Noire (1916-1958), Remember Sida. Témoignages de Camerounais vivant avec le VIH-SIDA, sld., 2002 ; Panafricanisme. Piège Post-colonial ou construction identitaire « non blanche », sld., 2003 ; Esclaves noirs et maîtres blancs, sld., 2006 ; VIH-SIDA : la vie en danger, 2007.