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Voyages et graffiti, l'espace marqué



par Stéphane Courant

 

Depuis quelques années, j'ai centré mes recherches sur les questions relatives au tourisme et aux voyageurs-touristes et plus précisément sur les écritures produites par cette population. Elles sont variées tant dans leur forme que dans leur contenu. Ainsi, dans un premier temps, je me suis concentré essentiellement sur les écritures intimes du voyageur, tels que les carnets de voyage. Ce sont des écritures proches en certains points des journaux intimes - elles offrent une fenêtre ouverte sur des intimités et des pensées personnelles d'individus en pleine expérience itinérante. Cependant si ces deux écritures peuvent être comparées, de nombreuses particularités font jour, amenant une singularité propre au carnet de voyage. Ces derniers ne sont pas les seules productions scripturales que les auteurs-voyageurs réalisent. Il y a par exemple les blogs - écritures interactives - dont la fonction principale est de témoigner quotidiennement du bon déroulement du voyage. Ou bien encore, loin de toute technologie, il existe également les livres d'or. On les trouve dans quelques régions du globe. Ils cumulent les témoignages de voyageurs expliquant les différentes péripéties qui les ont conduits jusqu'à ce lieu d'écriture et offrent un témoignage direct de la région traversée. Il en existe d'autres mais dans cet article, je désire surtout présenter une écriture spécifique : les graffiti.

Il est vrai que ce genre d'écriture n'est pas exclusivement une écriture de voyage, mais à leur manière ces graffiti offrent une trace, une marque du passage de voyageur. Loin d'un véritable témoignage, ces marques intentionnelles sont répétées par de nombreuses mains. Marquant des emplacements spécifiques elles piquent la curiosité du chercheur pour qui les graffiti ne sont pas forcément de simples actes de vandalisme isolés mais bien un acte social.

Ainsi, lors de mes déplacements - en Europe, en Asie, en Afrique - j'ai systématiquement relevé et photographié divers graffiti. J'ai, au fur et à mesure, pris conscience que ces inscriptions étaient un témoignage de voyageurs et qu'elles étaient une écriture de voyage. En effet, ces graffiti sont la plupart du temps cantonnés dans un espace donné, un espace que l'on peut qualifier d'espace touristique, non loin d'une attraction ou d'un site valorisé comme un must ou un incontournable. Le lecteur a compris que ma démarche part d'un présupposé celui de notion d'espace touristique et d'un postulat : est considéré comme marque de voyage toute inscription volontaire et illicite dans/sur un monument ou espace touristique.

La nature du graffiti est aussi à prendre en considération. Il est nécessaire pour ce faire d'établir une définition de l'objet.
Un auteur va nous aider pour cela : Rétif de la Bretonne. Reconnu comme auteur et diariste, Rétif, lors de ses déambulations, se plaisait à graver les pierres, rochers, flancs de montagne de dates qu'il considérait comme importantes de sa biographie (les anniversaires) : " Ce fut en 1779, le 5 9bre, à l'époque de mon premier mal-de-poitrine, que je commençai d'écrire sur la pierre, à l'Ile Saint-Louis : cette première inscripcion (1) est à la dixième pierre, à gauche du pont rouge, en y entrant par l'Île : Je la fis dans cette idée, verrai-je cette marque l'année prochaine ? Il me semble, que si je la revoyais, j'éprouverais un sentiment de plaisir, et le plaisir est si rare, vers l'automne de sa vie, qu'il est bien permis d'en rechercher les occasions (2)". Rétif est un des premiers graffeurs marquant volontairement des espaces particuliers avec son écriture. Les enfants de l'île attribuèrent à Rétif le surnom de griffon : " Le Griffon, c'est celui qui griffe la pierre avec un poinçon (3) ".

Dans l'ouvrage Mes Inscripcions, Rétif de la Bretonne nous donne deux éléments de définition du graffe : l'inscription comme marquage d'un espace donné et comme une marque-souvenir. Ce dernier point est important pour notre sujet, car le graffiti touristique est composé pour l'essentiel de deux éléments : le ou les prénoms et surtout une date. L'inscription de la date fixe le jour du passage, d'un moment particulier. Ceci n'est pas une spécificité du graffiti de voyageur. Après tout les marques que l'on trouve en prison affichent également des dates et des signatures. Cependant à l'inverse de ces derniers, le graffiti touristique marque un instant positif, il s'attache à la date, il marque le jour de l'inscription. Dans le milieu carcéral, le graffiti est composé de la date d'arrivée et de sortie espérée. Pour l'un, elle signale un passage et pour l'autre une détention. Mais point commun entre ces deux types de graffiti, c'est un temps " entre parenthèses (4)", celui du voyage ou de la détention, et ipso facto une période spécifique voulant être soulignée et mémorable.

Il est à remarquer que les espaces touristiques ne sont pas tous dépositaires d'une tradition touristique de graffiti : beaucoup sont exempts de traces. Ce constat laisse penser qu'il existe des lieux privilégiés et élus comme espace possible d'une appropriation scripturale. Pour Denys Riout " Les touristes, ces modernes voyageurs, espèrent peut-être associer leurs noms à la pérennité des constructions réputées défier le temps, et s'offrir ainsi une éternité fictive. Ce vandalisme, paradoxalement est une marque de respect : il ne procède pas d'une autre logique que de celle des conquérants qui plantent leur drapeau en terre conquise, ou des administrations qui apposent des plaques sur les maisons où vécurent, travaillèrent, moururent tels ou tels personnages célèbres (5)".

Au-delà de ce point liant graffiti et histoire, d'autres éléments sont à prendre en compte dans les graffiti touristiques. Tout d'abord, l'emplacement des graffiti. Ils sont toujours placés dans des endroits accessibles, rarement dans une situation dangereuse. Il n'y a pas de recherche délibérée d'une place pouvant entraîner une quelconque prise de risque. Nous ne sommes pas dans le schéma concurrentiel de celui qui va le plus haut pour poser son nom. Chaque griffon établit son souvenir à portée de mains et d'yeux. C'est une écriture de l'instant, sans préparation, seulement animée de la volonté de laisser sa trace. Il suffit de regarder l'outil : pièce, bout de bois ou de pierre, clef, tout matériau assez dur pour griffer le support. Pour ces graffiti, la préméditation n'est pas de mise, c'est un acte impulsif, inverse des préliminaires d'un tag qui demande une maîtrise technique, une signature précise, un outillage, etc. Une trace en soi insignifiante dans le décor général du site, mais qui additionnée à l'ensemble des autres graffiti, prend possession d'un lieu. Ceci donne naissance à un sentiment paradoxal " où ce n'est plus tant le voyageur qui atteste le lieu, que le lieu qui témoigne de l'être et se souvient de son passage (6) ". Signaler son passage semble être un point commun aux graffiti dans les espaces publics. Mais les graffiti que l'on trouve dans les toilettes ou les prisons (7) suivent une volonté de communication différente. Le mur des toilettes est un espace de demande et de réponse (de l'insulte à la drague) et les graffes de prison sont, en quelque sorte, une trace transmise et destinée à un futur condamné. Le prisonnier signale son passage dans cet espace. Le nouveau détenu ne peut que contempler ces écritures, ces signatures et patienter pour inscrire sa date de sortie. Le prisonnier vit ainsi au quotidien avec ces signatures qui tapissent son espace privé.

Avec les graffiti touristiques, il n'y a aucun message, ils ne s'adressent à personne dans l'immédiat, ils ne sont que prénoms, initiales, signatures et dates : ils sont un " écrit brut ". On ne perçoit pas un échange interindividuel de graffiti à graffiti. C'est leur seule présence qui conduit le voyageur à une tentation de griffon. 'Graffer' est un geste personnel, ne s'adressant qu'à l'auteur lui-même. Cette absence d'intention de communication montre une différence notable avec les graffiti de prisonnier. Si à travers les graffiti est transmise une forme d'encouragement au prisonnier lui succédant, comme on peut le voir avec les graffiti Sur les portes des cellules de la Gestapo de Grenoble (8), il est sous-entendu un rapport d'égalité de statut avec le prochain lecteur (souffrance partagée). Pour les touristes il est difficile d'établir une telle comparaison notamment pour le simple fait qu'il n'y a pas de dialogue entre graffiti ou encore de message de bienvenue. Mais au-delà de ce point, il existe une similitude entre ces deux types de marques. Le point commun à tous est la simple signature, qui révèle un " j'étais là ", comme pour signaler une présence à une personne susceptible de reconnaître le griffon. Le lieu graffité n'est plus seulement un espace touristique, mais un hypothétique lieu de retrouvailles.

Pour mieux appréhender le touriste griffon, il apparaît nécessaire d'établir une nouvelle comparaison avec deux autres figures de la trace et de l'écriture : le tagueur et le diariste (9). Le premier constat que l'on peut établir en comparant chacun de ces protagonistes est que le griffon ne se réfère pas à une catégorie de genre précise. En effet, si le tagueur renvoie à des valeurs masculines et viriles, le diariste d'une féminité (journal de jeune fille) et du sentiment (la retranscription des émotions), notre griffon est lui dans l'instant, sans valorisation d'une des quelconques valeurs associées au genre. Certes, le graffiti est plus proche du tag que du journal intime, et par voie de conséquence il serait facile de le rapprocher du masculin : le griffon serait donc un homme. Mais la réalité du graffiti ne se laisse pas aussi vite entrevoir.

En effet, il suffirait de regarder le nombre de prénoms masculins, féminins et faire un décompte rapide, mais on peut remarquer deux éléments : tout d'abord, nous parlons de prénoms alors qu'il s'agit dans bien des cas d'initiales, d'où une certaine difficulté pour recenser le genre ; deuxièmement, même dans le cas de figure où nous avons des prénoms complets, rien n'indique qui a gravé. Si nous poursuivons notre comparaison, les graffiti touristiques sont aussi brefs que le tag, ne s'inscrivant pas dans les " méandres de l'autobiographie " du journal intime. De fait, il y a peu d'intimités communiquées et un faible investissement du griffon dans son acte. On est en droit alors de se demander si son geste n'est pas déclenché par un mimétisme sans grande réflexion : faire comme tout le monde. Le graffiti serait alors qu'un exemple parmi tant d'autres d'un phénomène d'imitation. Penser ainsi, serait réduire tous les griffons à un même statut, celui d'idiot culturel qui ne ferait qu'imiter sans rechercher du sens. Tout comme le tagueur, il est dans une démarche d'extériorisation (10) - tout le monde peut lire le graffe - à l'inverse de l'introspection du diariste. L'élément qui distingue le griffon du tagueur est surtout l'aspect mémoriel de sa démarche. Le griffon ne révèle pas seulement son nom et son passage. Il marque la pierre ou autre matériau de son expérience présente. Cette distinction extériorité/intériorité est difficilement applicable au griffon voyageur. Certes, il produit une écriture publique, qui s'affiche au regard de tous, mais que livre-t-il ? Ce n'est pas une introspection. Si c'est une déclaration, alors elle se limite aux initiales ou dans le meilleur des cas, à une phrase ou à un cœur contenant deux prénoms. C'est une intimité minimale mais suffisante pour laisser une trace personnelle et reconnaissable.

Le graffiti touristique est un témoignage laissé sur place, un souvenir clin d'œil que le griffon pourrait retrouver si les hasards de la vie le ramenaient sur ce même chemin. Il est une écriture brute, de l'instant, impulsive dont l'unique préoccupation est de faire trace, de marquer son passage sur les lieux de son expérience de voyage. Le graffiti remplira la fonction sociale de " faire mémoire " et seul le griffon connaîtra le sens caché si, évidemment, il en existe un.

On peut objecter qu'après tout, le voyageur est libre d'écrire ce dont il a envie, mais on se rend rapidement compte que l'indépendance du griffon est jalonnée de normes sociales. En effet, nous avons relevé des graffiti dans de nombreux lieux et issus de périodes variées. Ainsi, à Persépolis, en Iran, sur les chevaux de La Porte des Nations, divers noms sont lisibles : Stefan Blacker 1800 ; Sir Hartford Jones Barent Kic, 1809 ; A. Backer, 1904 ; Major A.E. Stewant, 1918 ; W. Braunagel, 1924 ; etc. Ou encore ce graffiti dans le parc Drakensberg en Afrique du Sud, non loin de peintures d'art rupestre San, " Jack F. Hobbes 31.7.09 ".

S'agit-il de 1909 ou 1809 ? Peu importe, l'essentiel, dans ce graffiti, est son emplacement. Dominant l'ensemble des inscriptions pariétales, il trône à plus de 20 mètres dans le vide, dans un endroit actuellement inaccessible. Il défie le temps avec autant d'ampleur que les peintures et attire tout au tant l'attention des visiteurs. Le guide lui accorde même quelques petites amabilités dans sa présentation générale. La raison pour laquelle nous abordons ces exemples est de montrer l'évolution de l'espace du graffiti. En effet, chacun de ces graffiti a été réalisé sur des monuments ayant une grande valeur archéologique et historique. Nous n'avons pas remarqué de graffiti contemporains sur ces monuments. Tous ont au moins un siècle (11) et laissent donc penser que l'interdiction de griffer, de marquer certaines œuvres a été prise en compte par un large public. Or en parallèle à ces monuments, nous trouvons des zones entièrement consacrés aux graffiti. Ainsi en Crète où j'ai pu noter dans une aire touristique des centaines d'inscriptions réalisées sur les écorces des palmiers, des cactus, etc. ou, autre exemple, à Cap Town, non loin du musée de la marine et de l'aquarium, des bambous gravés d'initiales et de dates, de même que dans les jardins de L'Alhambra où l'on constate une manifestation similaire, également dans le parc Guell à Barcelone, etc.
Première déduction que l'on peut faire avec ces exemples, le griffon voyageur ne se borne pas à un seul support. Ses choix évoluent et se modifient avec le temps. La pierre du vieux bâtiment n'est plus griffée, tout comme l'enceinte même de l'édifice. Cela répond, certes, à une surveillance accrue des espaces visités - la tentation de marquer un ouvrage ancien est maintenant condamnée et donc beaucoup plus risquée. Mais il semble qu'il y a une dimension essentielle à considérer dans la compréhension de ces espaces élus : la notion de valeur d'ancienneté. Cette notion est développée par d'Aloïs Riegl. Ce dernier souligne l'importance de la prise en compte de cette valeur dans le regard du plus grand nombre. " Elle prétend transcender non seulement les différences de confession, mais aussi l'hétérogénéité des niveaux culturels et des formations, en ce qui concerne la connaissance de l'art. (…). La valeur d'ancienneté, elle, se manifeste immédiatement à la perception optique la plus superficielle, et s'adresse donc directement à la sensibilité (12)". La valeur d'ancienneté semble conférer au bâtiment une protection suffisante pour se parer d'une attaque de griffon. Elle procure un statut particulier au monument, celui d'être le témoin d'un glorieux passé historique que tout voyageur se doit de respecter voire de sacraliser. Il y a comme une injonction informelle de ne pas toucher, de ne pas griffer ce vestige d'un passé révolu.
On peut alors nous objecter que les responsables de ces monuments sont plus attentifs à des comportements de griffons délinquants en imposant des normes de sécurité, mais tous les espaces ne sont pas surveillés, et les anciennes écritures ne semblent plus être recouvertes. Les griffons voyageurs modernes réagissent à des impératifs moraux, éthiques qui jouent comme un frein et évitent des conduites similaires à celles de nos griffons de La Porte des Nations ou des peintures rupestres sud-africaines. Pourtant, l'envie de laisser une trace demeure, mais le griffon semble maintenant se tourner vers de nouveaux supports vides de toute valeur d'ancienneté. Par contre, si le support ou les espaces élus évoluent, la griffe demeure identique : dates et initiales restent les principales caractéristiques de l'écriture de voyage en tant que marque-souvenir. Le rituel séculier de laisser son empreinte en voyage semble être une donnée constante et répond à cette pulsion d'abandonner un peu de 'soi' dans cet ailleurs passager.

Avec ces graffiti touristiques apparaît donc un témoignage d'une population singulière mais bien plus que cela. En effet, comme l'a montré Jack Goody, les graffiti tout comme un tableau ou une liste sont chacun à leur manière une manifestation de technique purement graphique totalement dissociée de l'énonciation orale.
Dans ces graffiti, on constate une dimension anthropologique. Ces différents témoignages au premier abord simples font écho, toute mesure gardée, à ces premières tentatives de graphies préhistoriques, de cet " art figuratif ", et qui - comme le rappelle Leroi-Gourhan - " débute non pas dans la représentation naïve du réel mais dans l'abstrait ". Loin de ces simples initiales, il existe aussi un sens caché à ce geste impulsif, gratuit et qui pourtant se reproduit passage après passage, comme pour exprimer un sentiment, une relation à l'autre, un rapport au monde qui n'a pas encore trouvé les mots explicites mais qui se contente déjà d'une expression à travers des traces sommaires.

 

Notes

1. Nous reprenons l'orthographe du texte.
2. Rétif de la Bretonne, Mes inscripcions (1779-1785), Journal (1785-1789), Houilles, Editions Manucius, 2006, pp. 31-32.
3. Ibid., p. 4.
4. Joël Candau, Anthropologie de la mémoire, Paris, Éditions Armand Colin, 2005, p. 50.
5. Denys Riout, Le livre du graffiti, Paris, Éditions Syros Alternatives, 1990, p. 32.
6. Gérard Cogez, Les écrivains voyageurs au XXe siècle, Paris, Seuil, 2004, p. 88.
7. Joël Candau et Philippe Hameau, " Cicatrices murales, Les graffiti de prison ", in Le monde alpin et Rhodanien, nº 1-2, Grenoble, Editions Centre Alpin et Rhodanien ethnologie, 2004, pp. 7-13.
8. J.C Duclos, " Sur les portes des cellules de la Gestapo de Grenoble " in Le monde alpin et Rhodanien, nº 1-2, Grenoble, Editions Centre Alpin et Rhodanien ethnologie, 2004, pp. 97-108.
9. Jean-Pierre Albert, " Etre soi : écritures ordinaires de l'identité ", in Identité, lecture, écriture, ouv. coll., sous la direction de Martine Chaudron et François de Singly, Paris, Editions BPI, Centre G. Pompidou, 1993, pp. 45-58.
10. Voir J.-P. Albert, Etre soi : écritures ordinaires de l'identité, op. cit.
11. Il est à remarquer que malgré les différentes campagnes de restauration, les graffiti n'ont pas été effacés.
12. Aloïs Riegl, Le culte moderne des monuments, son essence et sa genèse, Paris, Editions du Seuil, p. 71.

 

Bibliographie

Albert Jean-Pierre, " Etre soi : écritures ordinaires de l'identité ", in Identité, lecture, écriture, Chaudron (M.) et de Singly (F.), Paris, Editions BPI, Centre Georges Pompidou, 1993, pp.45-58.
Candau Joël et Hameau P., " Cicatrices murales ", in J. Candau et P. Hameau, Cicatrices Murales, les graffiti de prison, Grenoble, Editions Centre Alpin et Rhodanien d'ethnologie, 2004, nº 1-2, pp.7-13.
- 2005, Anthropologie de la mémoire, Éditions Armand Colin, Paris.
Duclos J.C, " Sur les portes des cellules de la Gestapo de Grenoble " in Cicatrices Murales, les graffiti de prison, Grenoble, Editions Centre Alpin et Rhodanien d'ethnologie, 2004, nº 1-2,, pp. 97-108.
Goody Jack, La raison graphique, la domestication de la pensée sauvage, Paris, Editions Les Editions de Minuit, 1979.
La Bretonne Rétif (de), Mes inscripcions (1779-1785), Journal (1785-1789), Houilles, Editions Manucius, 2006.
Leroi-Gourhan André, Le geste et la parole, Technique et Langage, Paris, Editions Albin Michel, 1964, p.261.
Riegl Aloïs, Le culte moderne des monuments, Son essence et sa genèse, Paris, Editions Du Seuil, 1984.

 

Remarque

Anthropologue, Stéphane Courant est docteur et chercheur associé au Lisst, Centre d'anthropologie de Sociale de Toulouse.
A paraître au printemps 2011: Approche anthropologique des écritures de voyage, Paris, L'Harmattan, Coll. "Tourismes et Sociétés".