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EDITO


Terres d'accueil ou d'écueil ?


L'article en format PDF

 


Ni est ni ouest, un tombeau à visiter et un touriste épuisé,
dans une église-musée à Berlin

Regards croisés sur l'hospitalité


Vieille ville de Trinidad, Cuba



Détail du complexe hindou de Prambanan, Java, Indonésie

à droite : Danse traditionnelle et That Luang, haut-lieu du bouddhisme, lors d'une grande fête à Vientiane, au Laos


Au centre de la capitale cubaine,
La Havane



Au marché central de Bukittinggi, Sumatra-Ouest, Indonésie


Cochabamba, Bolivie

à droite : Retour d'école et vue générale de la ville de Dalat, Vietnam




à gauche : Enfants Korowai, Papua, Indonésie

au centre : Jeunes filles du nord des Philippines

à droite : Mère... porteuse à Lombok, Indonésie

 

"Si le climat était une banque, l'Occident l'aurait déjà sauvé!"
Evo Morales & Hugo Chavez, présidents de la Bolivie et du Venezuela, à Copenhague, 17 décembre 2009.


Mauvais temps sur la planète Terre.
A côté d'un climat qui ne réchauffe guère que les bonnes consciences, c'est l'hospitalité qui un peu partout se voit mise à mal - à sac même - par des gouvernements frileux. Si l'air devient effectivement irrespirable, nos dirigeants, eux, sont depuis belle lurette irresponsables. Faut-il alors compenser carbone les charters pour Kaboul? Voilà sans doute l'objet d'un prochain débat national... Ne serait-il pas plus urgent - essentiel surtout - de repenser l'hospitalité? De la panser avant qu'elle ne termine à l'hospice, terme qui renvoie à la même racine sinon origine: l'hospice serait-il le dernier refuge où l'hospitalité aurait le droit d'asile? Ou encore de la penser tout court? Sur le "papier", comme on dit, tout le monde ou presque sera d'accord. Le problème, c'est que des "papiers", justement, beaucoup n'en ont pas...

Entre l'accueil et l'écueil, il va falloir choisir... Non pas sévir pour les uns ou subir pour les autres mais bien choisir ensemble.
Désormais, et c'est une première dans l'histoire de l'humanité, plus de la moitié des humains vivent dans les villes, une situation qui va progressivement - mais considérablement - modifier tant les manières de voyager des touristes que celles des nomades en tout genre. Qu'elles soient légales ou non, les migrations vont augmenter dans les années à venir. Ces mouvements migratoires seront issus et causés par l'internationalisation du marché du travail, le bouleversement climatique, l'insécurité géopolitique, l'instabilité politique de certains pays ainsi que par l'écart démographique en cours entre le Nord et le Sud. On ne sait que trop bien - même si certains prophètes de malheur jouent la carte risquée et malhonnête de l'aveuglement - que les jeunes des Suds seront demain accueillis dans les pays occidentaux pour travailler en lieu et place des personnes âgées des Nords. C'est un peu caricatural mais c'est un fait irréfutable. Comme il s'agit ici de survie, ce n'est qu'une question de temps... d'où le caractère aberrant de voir un gouvernement s'obstiner à tenter de réveiller le sentiment d'identité nationale - un combat d'un autre siècle aux relents guerriers - et d'expulser les migrants non invités, au lieu de se préparer aux véritables enjeux migratoires de demain... Voilà donc que sonne l'heure des invités d'antan soudain invités à se désinviter pour la grande fête de la nation soi-disant retrouvée, refondée. Effondrée plutôt. On ne foule plus désormais on refoule.
D'où provient la migration des peuples ? Pourquoi devient-on nomade ? L'homme a de tout temps constamment cherché une vie meilleure ailleurs que chez lui, c'est un fait incontestable dont l'histoire nous abreuve d'exemples pacifiques et sanglants. La sédentarité n'est pas inscrite dans le patrimoine génétique de l'homme: " Sapiens est par définition un migrant, émigrant, immigrant " précisent E. Glissant et P. Chamoiseau en 2007. Seuls les arbres et les plantes ont des racines. Celles de l'être humain, s'il s'avère qu'il en possède, ne sont pas physiques mais culturelles. Elle ne sont pas uniques mais multiples.

L'errance nomade est avant tout l'expérience de la rencontre entre des hommes sur la route, ou plus précisément à la croisée des chemins. Jadis comme maintenant, la rencontre est bel et bien ce qui rend la vie possible. Souhaitable aussi, et heureusement même jouissive parfois. La rencontre, toutefois, est mutuelle ou n'est pas. Elle ne se force pas et jamais ne s'impose par la force. La rencontre s'accepte délibérément et volontairement, elle se renforce et s'enrichit grâce à la curiosité, au respect et au partage des savoirs. Savoirs locaux et globaux. Voir ça et là la diversité féconde du monde.
Sous la contrainte, une rencontre n'en est plus vraiment une et se transforme en une conquête: la rencontre est humaine et pacifique, la conquête est inhumaine et guerrière. L'étranger restera " étrange " ou deviendra " national ", un choix drastique et douloureux pour beaucoup, car souvent le processus opère une chirurgie identitaire d'où le patient-demandeur a plus à perdre qu'à gagner. Non pas en papiers officiels mais de lui-même. L'issue de ce choix est manichéenne à l'image de l'ordre du monde actuel: assimiler ou rejeter, intégrer ou expulser. Autrement dit: changer ou disparaître... Les termes comptent peu au regard des vies bousculées, des destins défigurés et des parcours désespérés. Le sort de l'identité personnelle des " arrivants ", demandeurs d'asile ou nomades en tout genre, est livré - corps et âme en quelque sorte - à la froideur de l'administration en place, et accessoirement à la classe politique et économique aux aguets. Mais pourquoi renier une part de soi pour renaître et devenir autre, quelqu'un d'autre ? Et quelque part d'autre. Les vies sont singulières et les souffrances endurées par les uns ne sont pas celles des autres. Même constat pour les raisons d'aller et de venir, d'errer ou de s'installer, de fuir ou de se terrer. Toujours est-il également vrai que les identités plurielles ne sont pas encore dans les têtes, alors sur les papiers… Les mobilités sont convoquées à exploser et les identités multiples deviendront alors une évidence dans les vingt années à venir, une évidence que seuls les dupes tenteront d'occulter et de nier.

En dépit des affirmations et gesticulations de ses représentants officiels, le monde moderne a laissé et continue de laisser nombre de ses habitants sur le bord de la route. Voire à les pousser dans le fossé, à les repousser en tout cas. Des migrants qui ne connaissent pas l'insouciance si typique du touriste, eux qui ne cherchent qu'un toit et un peu d'hospitalité. En dix ans, plus de 13000 immigrés noyés ont été retrouvés au large de l'île italienne de Lampedusa (au moment où je rédige ces lignes, ce sont surtout des Erythréens qui tentent d'accoster...), transformée par les sous-fifres de Berlusconi en cimetière marin pour clandestins. Le tout dans l'indifférence ou presque. Un réfugié - il n'est peut-être pas inutile de rappeler cela aujourd'hui - ne " se réfugie " pas ni par simple hasard, ni par pur plaisir, il ne s'est pas perdu en chemin vers des lendemains prétendus plus enchanteurs... Dans l'attente qu'un système examine son sort et son statut, il n'a le droit que d'errer sous étroite surveillance des sbires des Etats qui l'hébergent, temporairement et surtout exceptionnellement, sur son territoire. Sans discontinuer, le réfugié entame sans arrêt une longue marche vers plus de liberté. Et tel un écho qui devrait stimuler nos actes de résistance et d'action, en avril 2004, soit dix ans après la fin de l'Apartheid, Nelson Mandela raconte dans ses mémoires, La longue marche vers la liberté, son combat acharné et son obstination déterminée dans la foi dans la liberté. A ce titre, pour le réfugié comme pour le résistant, comment ne pas rappeler qu'il n'y a pas d'être humain illégal, il n'y a que des mesures illégales… Il n'y a guère de liberté envisageable sans disponibilité totale de son libre arbitre. Il y a 2500 ans, Confucius rapporta : " On peut priver une armée de son général en chef, on ne saurait priver le dernier des hommes de son libre arbitre ". Wang-Yang-Ming, un autre penseur de l'Empire du Milieu, considérait avec lucidité - et longtemps avant que libéralisme et communisme pactisent pour que les Tibétains du toit du monde marche au pas militaire de la Chine - que " la connaissance est le début de l'action ; l'action, l'accomplissement de la connaissance ". Des pensées toutes en action qui préfigurent l'indispensable autonomie des hommes. Mais également une philosophie retranchée qui a beaucoup souffert depuis que l'homme s'est mis - plus officiellement et plus massivement - à exploiter son prochain et à dominer la planète, le tout à grande échelle bien peu humaine. Les écrivains Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau, dans un brûlot salutaire (Quand les murs tombent, l'identité nationale hors-la-loi?, 2007), rappellent que s'il y a bien eu des frontières pour séparer et distinguer, " il y aura des frontières qui distinguent et relient, et qui ne distingueront que pour relier ". C'est ce qu'il faut souhaiter. Les auteurs poursuivent en montrant le bien fondé de l'identité-relation : " Changer en échangeant revient à s'enrichir au haut sens du terme et non à se perdre ". L'intégration hélas réclame au préalable la désintégration de ce qui nous parvient et de ce qui nous revient. On ne construit pas sans déconstruire avant cela.
On accuse l'immigration de tous les maux alors que ce sont les murs dans nos têtes qui posent problème.
Et lorsqu'en France, en décembre 2009, des ministres en place comprennent qu'on procède à des contrôles policiers au "faciès" ou suggèrent que, pour devenir "réellement" de bons Français, les musulmans "nationaux" devraient cesser de parler le verlan et commencer à porter leur casquette à l'endroit, le pire n'est plus très loin...

Berlin est " à l'ouest ", preuve s'il en fallait que la ville divisée est bien passée en Occident en même temps que dans les mains sales du capitalisme (voir le photo-reportage à la fin de cet édito). En novembre 2009, on redéboulonne en grandes pompes le mur de Berlin sans s'aperçevoir qu'autour de nous de nouveaux murs, visibles et invisibles, s'érigent à notre insu. Et, effectivement, l'heure n'est pas vraiment à la joie, n'en déplaise à l'hymne européen un peu surrané: en Italie, à la fin du mois d'avril 2008, au moment où la municipalité de Rome passe politiquement à droite, grâce notamment à la promesse faite aux riverains d'expulser les Tsiganes de la cité, à Assise, la ville de Saint-François, saint des pauvres par excellence, le maire a adopté un arrêté interdisant la mendicité... Quand comprendra-t-on que le meilleur moyen de commencer à lutter contre la pauvreté est d'arrêter de la produire: Vas, vis, deviens... Le 7e art vient à la rescousse de nos consciences maltraitées. Après Ingelezi (de F. Dupeyron, 2003) qui retraçait le périple d'un clandestin en quête ultime et acharnée d'un Royaume Uni et de son étrange rencontre avec une française rencontrée " en route ", De L'autre côté (2007), superbe film germano-turc de Fatih Akin, dépeint quant à lui les périples et les relations charnelles mais tumultueuses entre l'Allemagne et la Turquie sur fond de drame kurde. Il montre ces liens humains qui lient et relient, sans négliger ces autres liens, économiques et politiques, qui enferment ou aveuglent, hypothéquant un peu plus le sort des exilés meurtris. Une Turquie privée d'Europe est un Vieux Continent qui décline un peu plus... Cédric Klapisch, avec Paris (2008), filme parmi une galerie de portraits celui d'un clandestin camerounais - authentique clandestin devenu acteur de son rôle pour l'occasion - débarqué dans la ville-lumière et à l'aube d'un nouveau parcours de combattant, après celui de la traversée. Dans un monde où les migrations constituent une réalité inéluctable, la question qui aujourd'hui se pose et s'impose n'est plus comment endiguer les flux migratoires mais comment se préparer au mieux à les accueillir et les gérer avec une réelle humanité: " Welcome " donc... Mais, tout comme le beau et récent film éponyme, l'hospitalité est dans nos contrées tempérées un peu tombée en désuétude, mais heureusement pas pour tout le monde... Marie Ndiaye a été bien accueilie à Berlin, l'ex-ville murée... C'est aussi ce que nous dévoile admirablement Le Visiteur, film de Thomas MacCarthy (2008), où l'on suit l'itinéraire d'un prof de musique américain qui un beau jour découvre son appartement squatté par une couple sénégalo-syrien en cavale: plutôt que d'envisager la délation, le prof retrouve un sens à sa morne existence par le biais de la rencontre avec l'Autre, les autres. Une rencontre ici nourrie par la musique et le partage, et surtout le métissage culturel. D'aucuns ont su saisir la chance et la richesse que révèle la migration humaine et l'humaine immigration.
En 2010, le cinéma vient encore à la rescousse et il ne faut pas rater, entre autres, les beaux films Liberté de Tony Gatlif et Harragas de Merzak Allouache. Le premier retrace l'enfer des Roms sous Vichy et dans les camps, le second retrace le périple actuel des Africains entre les deux rives de l'Algérie et de l'Espagne. Un cinéma du réel qui relie le passé au présent comme pour nous inviter à ne pas oublier l'histoire des vaincus mais aussi à ne pas oublier d'agir, ici et maintenant.
L'ouverture des frontières - en dépit de toutes les nouvelles clôtures réputées infranchissables - est inévitable à plus ou moins long terme. L'enjeu essentiel consiste désormais à se donner les bons moyens de recevoir dignement les migrants d'ici et d'ailleurs. Mais l'ouverture ne signifie pas l'abolition. Les barrières tombent mais les frontières restent, même si elle reculent ou changent... C'est avant tout l'horizon qu'il s'agit d'ouvrir et d'élargir. Plus que de s'acharner - en vain le plus souvent - à faire tomber les frontières, construisons plutôt des ponts et des passerelles entre les territoires et les identités, entre les uns et les autres.

Manifestement, et cela commence à durer, la France éprouve des difficultés à occuper son premier rôle de Patrie des droits de l'homme. Depuis 2008, la France s'est dotée d'un nouveau Ministère des Colonies, pardon de l'Immigration, terme auquel le gouvernement a eu la mauvaise idée d'adjoindre celui de " Identité nationale ". Ce mélange-là, loin du métissage actif que nous préconisons, est sans doute explosif et en tout cas peu constructif. Et le débat lancé à l'automne 2009 par le ministre en charge (et dans les préfectures! lieux par excellence où il vaut mieux montrer patte blanche au niveau des papiers exigés par la sainte administration), ne peut que contribuer à instrumentaliser un débat biaisé d'emblée. En France comme ailleurs, nos identités, avant d'être nationales, sont avant tout plurielles. Rien n'est plus dangereux que de revendiquer " une " identité, car l'Un s'éloigne toujours du Divers, et l'être qui s'uniformise ainsi est propice au repli, à la séparation, à la ségrégation. Il porte en lui les germes de la réaction, et en cas de crise ou doute, ce sont les bas-fonds de l'extrémisme qui le guette. Qui ferment et enferment aussi. De fait, les identités sont riches et s'enrichisent lorsqu'elle s'agrègent, elles se figent et inquiètent lorsque, au contraire, elles excluent les autres identités, toujours voisines et parfois complémentaires. En attendant une hypothétique élévation de la conscience collective, relevons que discriminations, mépris, expulsions, charters, centres de rétention, jungle domestiquée, et autres voyages ou séjours non touristiques, sont le lot des " indésirables " de la République en mal de devenir, en panne de projet, et sans doute en pleine crise d'identité politique... Une République hélas incapable de penser demain avec tous et qui préfère panser aujourd'hui avec les choisis. Pourtant, ce n'est pas de sparadrap qu'on manque en ce moment mais plutôt d'idées novatrices et courageuses. Ensemble, les électeurs et les élus auraient grand intérêt à anticiper sur les temps futurs car le risque de ne pas monter dans le train d'une mondialisation des migrations internationales aux contours encore largement indéfinis grandit tous les jours un peu davantage...

Comme d'accoutumée, le statut de touriste et celui de migrant ne se rencontrent guère, et surtout ne se valent point. Sauf en cas d'exception. Comme au début de l'année 2008 lorsque deux touristes du Bénin, avec passeports en règle, visas Schengen et même leur billet d'avion retour en poche, ont été arrêtés, brutalisés puis amenés au centre de rétention, avant d'être libérés quelques jours plus tard... Erreur de casting, délit de faciès aussi... Les tristes tropiques - Lévi-Strauss est déjà loin - ont changé de visage, et même d"hémisphère. Il reste que le tourisme s'impose au Sud par la force des choses et plus encore par la volonté de découvrir - avec toute l'ambiguïté du terme - et par la possibilité matérielle de s'en aller voir si chez les voisins l'herbe est plus belle ou plus verte… A ce titre, on peut s'interroger si - schématiquement - le touriste n'est pas au Sud ce que le nomade est au Nord, avec quelques différences de taille, comme les suivantes:
1. Le touriste va dans les pays du Sud, avec son argent et son sentiment de supériorité. Il exige être bien servi, il est donneur de tout, notamment de leçons et de capital…
2. Le nomade arrive dans les pays du Nord, sans argent et avec un sentiment d'infériorité. Il espère bien servir, il est demandeur de tout, notamment d'asile et de papiers…

On ne peut être plus clair: mieux vaut être donneur que demandeur. Les uns et les autres - touristes et nomades - traversent les paysages sans se rencontrer, tout juste en s'apercevant de loin… Un terrible phénomène de miroir qui prouve cependant la relativité du monde et des statuts de chacun de ses habitants. En effet, et en principe, un nomade peut autant espérer devenir un touriste qu'un touriste peut devenir bon gré mal gré un nomade. La voie personnelle n'est pas immuable, et dans une vie on peut parfois être l'un ou l'autre à des époques différentes. De plus en plus, de tels destins sont à envisager. Ainsi va le monde... Finalement, le touriste est au Sud ce que le nomade est au Nord, c'est-à-dire un voyageur, mais un voyageur au statut clairement bien défini selon ses revenus bien plus que d'après ses documents officiels, ses titres de gloire, ses origines ou même son lieu géographique. Un exemple parlant: en dépit du cinéma médiatique de ladite " guerre au terrorisme ", un riche Saoudien aura bien plus d'affinités et de points/bien communs avec un riche Texan qu'avec un pauvre paysan yéménite ou kabyle…
Au final, bien du chemin reste à parcourir pour que l'hospitalité redevienne au goût du jour, pour que de l'écueil on parvienne, demain, à l'accueil. Pour sortir de l'impasse.

Si ce numéro 6 de L'Autre Voie traite tout particulièrement de trois " terrains " (les Inuit du Grand Nord, la Crète et la Corse sur fond de " mur " Méditerranée), il poursuivra le débat autour des nomadismes, des formes alternatives de tourisme avec des exemples concrets au Mexique, en Kanaky plutôt qu'en Nouvelle-Calédonie, au Brésil, au Maroc, ou en France avec l'essor récent du Couchsurfing (un exemple contemporain pour repenser autrement l'hospitalité), des situations touristiques problématiques où voyage rime encore trop souvent avec mal-développement, comme en Papouasie Occidentale (Papua) ou en Guyane française. Enfin, également au sommaire, d'autres articles ou témoignages sur les pratiques buissonnières, sans oublier un entretien avec Michel Le Bris, écrivain et patron du Festival "Etonnants Voyageurs" de Saint-Malo.
Bonne lecture à toutes et à tous!

" Ce n'est pas l'immigration qui menace ou appauvrit,
mais la raideur du mur et la clôture de soi "
E. Glissant et P. Chamoiseau

 

20 ans...
BERLIN EN IMAGES

(1989-2009)

D'une ville à l'autre, d'une époque à l'autre: il était une fois un mur à Berlin...
Voyage illustré autour du mur de séparation à Berlin, de février 1990 à février 2009.

Berlin, février 2009
La réunification des deux Berlin, des deux Allemagne, est omniprésente dans la cité, y compris sur le sol piétiné par les Berlinois et les touristes d'aujourd'hui...


Berlin, février 1990
Miradors et haine du Parti


Berlin, février 1990
L'impasse du communisme...


Berlin, février 1990
En finir avec ce mur de la honte


Berlin, février 1990
Changer de côté, de monde...


Berlin, février 1990
Les promesses de l'Ouest...


Berlin, 1990

Berlin, 2009

Berlin, 1990

Berlin, 2009


Berlin, février 1990
Vendeurs de bouts du mur...


Berlin, février 1990
L'espoir d'un changement


Berlin, février 1990
Le gris comme couleur dominante à l'Est...

Berlin, février 2009
Un certain retour de la couleur...

Berlin, décembre 1993
Déjà, une ville en chantier...

Berlin, 1990
Des Vietnamiens, ex-travailleurs en RDA


Berlin, février 1990
Des choses qui disparaissent


Berlin, février 1990
Et des choses qui subsisteront...


Berlin, février 2009


Berlin, février 2009
Un mur devenu celui du souvenir...


Berlin, février 2009
La "Trabi" devenue curiosité touristique...


Berlin, février 2009

Une ouverture d'un mur qui n'a pas fait disparaître l'exigence de nouveaux papiers officiels, passeports, visas, etc.